Barrage de Sivens
Le barrage de Sivens est un projet abandonné de barrage sur le cours du Tescou, un affluent du Tarn dans le bassin de la Garonne (France). Le projet initial est abandonné le 4 décembre 2015 par arrêté préfectoral.
Ce projet aurait créé un lac de barrage permettant la constitution d'une réserve d'eau d'un volume de 1,5 million de m3 utilisable notamment pour l'irrigation de terres agricoles et le contrôle de l'étiage du Tescou. L'impact du projet de retenue aurait résidé dans la destruction de 12,7 hectares d'une zone humide (18,1 hectares en prenant en compte les destructions indirectes causées par la perte de fonctionnalités d'autres zones humides). Les mesures compensatoires auraient prévu d'en restaurer une superficie totale de 19,5 hectares.
Le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie demande un rapport d'évaluation du projet en janvier 2016.
Au cours de la manifestation du 26 octobre 2014, des affrontements entre les forces antiémeutes et un groupe de manifestants conduisent à la mort de l'un d'entre eux, après laquelle le projet est suspendu et des manifestations se déroulent en hommage à l'opposant décédé, Rémi Fraisse, et contre les violences policières. Une nouvelle mission de médiation est alors lancée par le ministère de l’Écologie et du développement durable le 9 janvier 2016 et rend ses conclusions en janvier 2015[réf. nécessaire].
En juillet 2016, le tribunal administratif de Toulouse annule les trois arrêtés fondateurs du projet de barrage, en particulier la déclaration d'utilité publique.